Le citoyen consommateur ferait mieux de réfléchir à deux fois au moment de signer une opposition à la construction d'un supermarché Aldi dans la commune voisine. Car le discounter allemand attire certes les voitures dans le rond-point communal, mais contribue à éloigner une autre nuisance, plus maligne: l'inflation. A la direction du duopole Coop/Migros, on s'accorde en effet par avance sur l'augmentation des prix: en 2008, leurs clients verront la note augmenter de près de 2%. Les patrons de Coop et de Migros ont beau jeu de répéter que la «concurrence est déjà dure» avant même l'arrivée en Suisse d'un deuxième casseur de prix, Lidl.

Aldi, qui devrait ouvrir cette année sa 100e enseigne, est pour l'instant le seul à tenter de tenir en respect les deux mammouths. Et parfois, ça marche!

Un secrétaire d'Etat français en a lu la preuve dans son panier de courses, à Strasbourg et à Kehl. En Allemagne, où les distributeurs sont tenus en joue par des discounters, le ticket était 14% moins cher qu'en France.