En se plongeant dans le monde d'Unaxis, on est impressionné par la grande variété du portefeuille de technologies et de savoir-faire de ce conglomérat. Troisième équipementier mondial de semi-conducteurs, Unaxis occupe souvent le premier ou le deuxième rang dans chacune des huit divisions qui le constituent. La diversité des activités est censée compenser ou «lisser» la cyclicité de chacune d'elles. L'aréopage de personnalités, souvent de dimension internationale, qui préside aux destinées d'Unaxis impressionne tout autant. Un actionnariat familial de poids – lorsque l'entreprise constitue une part majeure du patrimoine – a malheureusement tendance à diversifier les activités comme le ferait le gérant d'un portefeuille de participations. C'est un peu ce qui s'est produit avec Unaxis, où les familles Anda et Bührle contrôlent un cinquième du capital. Mais ces familles ont fini par réagir aux effets pervers d'une diversification: un seul métier déficitaire peut absorber les bénéfices de plusieurs autres. Un recentrage dès lors s'imposait. Le conseil d'administration a pourtant trop tardé à prendre les mesures requises. La restructuration sera d'autant plus brusque pour les employés concernés. Reste à espérer que les centres de recherche et développement situés en Suisse puissent y être maintenus.