Le communiqué de Sulzer publié vendredi contient une page de données financières, trois feuillets d'avertissements juridiques... et pas un mot sur la logique industrielle du projet. On veut croire qu'elle existe et que la coûteuse offre d'achat de Bodycote repose sur une vraie stratégie à long terme, pas sur une fuite en avant.

Car le chasseur Sulzer est aussi une proie. La vénérable société (fondée en 1834) affiche un bilan «presque trop sain», écrit la NZZ. De nos jours, ce n'est plus un atout, mais un handicap face aux très gros chasseurs qui sont à l'affût dans le monde cruel des affaires.

Et puis: trois offres suisses pour un total de 3,5 milliards le même jour, ça sent un peu la bulle. Quand on se mange parmi au prix fort, c'est le signe que la période de bombance va bientôt s'achever.