Cela doit au moins faire rire Marcel Ospel. Le président d'UBS parti sous la pression, notamment, de l'activiste Luqman Arnold peut à son tour s'interroger sur le professionnalisme de son ex-rival.

Le Britannique ne pourra pas voter ce jeudi à l'assemblée générale. Et si la «perte» de ses actions réduit la crédibilité de sa parole, sa capacité à influencer UBS a de toute façon diminué.

D'une part, les changements qu'il a insufflés à la banque deux fois recapitalisée vont se produire avec, en particulier, l'arrivée de nouveaux administrateurs.

D'autre part, son plan stratégique, dévoilé en début d'année, de vendre la banque d'affaires a perdu depuis son actualité vu la crise des marchés financiers. Qu'il ait perdu ses voix, ou sa voix, n'y change rien: les options qui s'offrent à UBS restent très limitées.