De la discothèque au mariage, le chemin est plus long que bien des directeurs de banques ne l'imaginent lorsqu'ils approchent l'objet de leur désir. Mais la difficulté et, parfois, la déception du résultat n'empêcheront pas les tendances aux concentrations bancaires de se poursuivre. Moins dans l'investment banking que dans la banque de détail et la gestion de fortune. Comme le montrent le professeur Schierenbeck et le chairman de Citigroup Europe, les raisons de passer à l'acte ne cessent de croître, de l'industrialisation des processus bancaires aux pressions des marchés financiers en passant par l'excès de capitaux à disposition. Le mouvement de concentration ne s'accélère pas encore, du moins dans les transactions transfrontalières. Car le marché continue de croître, par exemple dans le private banking. Mais une succession d'années boursières aussi difficiles que 2004 renverserait bien des obstacles aux concentrations. Car un rachat survient souvent lorsque la cible est temporairement affaiblie.