Le commerce de détail en Suisse commence à ressentir les effets de la crise économique. Les chiffres d’affaires nominaux du secteur ont baissé de 3,1% en février par rapport au même mois de l’année précédente.

En termes réels, les chiffres d’affaires ont même accusé un recul de 3,8%, a indiqué l’Office fédéral de la statistique (OFS) vendredi dans un communiqué. A titre de comparaison, le mois de janvier affichait encore une croissance nominale de 1,9% et de 1,2% corrigée de l’inflation.

Ce fléchissement fait suite à une année 2008 florissante. Les ventes du secteur avaient progressé de 4,3% en termes nominaux et de 2,9% corrigés de l’inflation. Du reste, le commerce de détail ne subit pas encore l’impact de la crise avec la même force que d’autres secteurs.

Ces résultats décevants doivent être relativisés. Le mois de février 2008 comptait un jour ouvrable de plus (année bissextile). Corrigés du nombre de jours de vente, les chiffres d’affaires nominaux sont supérieurs de 1% à ceux de l’année précédente. En termes réels, ils sont restés à leur niveau d’il y a un an (+ 0,2%).

Selon l’OFS, l’évolution des chiffres d’affaires nominaux a été négative dans les trois principaux groupes. Les vêtements et chaussures ont accusé la baisse la plus marquée.

Parmi les différentes catégories de marchandises, les effets personnels ont subi le plus fort recul (-13,7%), suivi des vêtements et chaussures (-11,7%) du do-it-yourself et des loisirs (-10%). Les chiffres d’affaires ont en revanche augmenté dans le domaine de la cuisine et du ménage (+3,7%), de l’électronique de divertissement et du bureau (+1,5%) et de l’alimentation (+ 0,5%).

Presque toutes les branches économiques ont vu leurs ventes nominales régresser. Seuls le secteur des produits pharmaceutiques, médicaux et de beauté (+1,5%) et le commerce de détail en magasin non spécialisé (+ 0,2%) ont affiché des hausses.

La réparation d’articles personnels et domestiques présente la plus forte baisse (-10,1%), derrière le commerce de détail d’antiquité et de biens d’occasion en magasin (-7,8%) et le commerce de détail hors magasin (-7,6%).

Ce sont les plus petites entreprises (moins de 15 emplois à plein temps) qui ont le plus souffert, avec un recul de 6,5%. Suivent les moyennes entreprises (15 à 45 emplois) avec un fléchissement de 5,6%. Les grandes firmes sont moins touchées. Leurs chiffres d’affaires nominaux ont toutefois reculé de 1,2%.