«Nous sommes désormais, et de loin, actionnaire majoritaire», se félicitait lundi soir Eric Guilpart, porte-parole de la Compagnie des Alpes (CDA), au moment d'annoncer que son entreprise détenait désormais 21,8% du capital de Téléverbier contre 5% avant les fêtes de fin d'année. Pour le groupe français, présent dans onze stations de l'Hexagone et fort de 1,3 milliard de francs français de chiffre d'affaires, la nouvelle n'a toutefois rien d'un événement. Son président, Jean-Pierre Sonois, avait avancé dès le 13 septembre dernier qu'il souhaitait monter sa participation dans la société de remontées mécaniques valaisanne à hauteur de 20%.

«Nous avons une vocation d'opérateur, explique Eric Guilpart. Chacune de nos opérations doit nous permettre, dans un terme raisonnable, de peser sur les décisions, de partager notre savoir-faire et de participer aux décisions avec les entreprises locales.» Pour autant, après les polémiques qui ont entouré l'entrée de la CDA dans le capital de Téléverbier, en décembre, Eric Guilpart se veut rassurant. «Nous avons un mode fédératif», justifie celui qui est également président des remontées mécaniques de Peisey-Vallandry, en Savoie. «Nous apportons aux opérateurs ce qu'ils ne savent ou ne veulent pas faire. Comme les enquêtes de satisfaction, l'achat de matériel en commun ou le soutien à la modernisation des infrastructures.» Une promesse qui vise naturellement Crans-Montana, également approchée par le groupe.