Voitures de fonction, téléphones portables, services gratuits… Les entreprises proposent depuis longtemps déjà des compléments salariaux («fringe benefits») à leurs salariés. Une étude de l'Office fédéral de la statistique (OFS) vient d'éclairer cette pratique jusqu'à maintenant ignorée des statistiques… et des impôts.

Les compléments sont pour 63% des services ou des produits gratuits ou à prix réduits. Ensuite vient la rémunération supérieure au minimum légal du deuxième pilier (49%), l'emblématique voiture de fonction n'arrivant qu'en 3e position. Signe des temps, le téléphone mobile pour usage privé est offert par 43% des entreprises.

Les cadres ne sont pas les seuls à bénéficier des «fringe benefits»: 84% des entreprises les accordent à tous leurs salariés. Plus on descend dans l'échelle des rémunérations, plus la valeur des compléments salariaux, s'ils sont les mêmes pour tous les employés, est élevée par rapport au salaire. Mais la situation est inversée lorsque les cadres supérieurs reçoivent des compléments propres à leur niveau hiérarchique. Dans tous les cas, l'OFS souligne qu'ils ne dépassent que rarement 10% du salaire, se situant en dessous des 5% dans les trois quarts des entreprises.

Inventer de nouveaux moyens de séduction

Les compléments salariaux sont traditionnellement un moyen d'attirer les meilleurs professionnels. Mais, souligne un consultant en entreprise, la tendance est à la réduction des coûts. Il recommande donc aux entreprises de sacrifier ces avantages souvent emblématiques, quitte à inventer de nouveaux moyens de séduction. Une tendance qui pourrait être renforcée par l'application du certificat de salaire.