La Conférence sur le financement du développement a terminé ses travaux mardi à Doha par un compromis sur l'un des points les plus disputés. Il n'y aura pas de sommet l'an prochain pour discuter des réformes du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), comme le demandaient les pays en développement. Par contre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, fera des propositions, au plus tard au mois de mars, pour organiser une conférence de haut niveau pour discuter de la question. La position suisse est ambiguë sur le sujet. Tout en admettant les besoins de réformes, elle craint que celles-ci ne la marginalisent au sein des deux institutions.

L'échec a aussi été évité suite à un compromis sur la question d'évasion fiscale, un fléau grâce auquel les flux financiers Sud-Nord sont plus importants que l'aide au développement versée par les pays riches. Le projet original de créer une instance intergouvernementale pour lutter contre le phénomène a été enterré.

L'ONU sort tout de même renforcée de Doha. Un consensus s'est dégagé autour de la nécessité d'élargir le G20 pour discuter de la crise financière. Après le sommet de Washington en novembre, le prochain, prévu à Londres en avril, inclura un plus grand nombre de pays.