Qu’il s’agisse de l’économie ou des marchés financiers, la confiance est essentielle. A l’image des mesures relatives au consommateur et aux entreprises, les indices mensuels y relatifs sont des statistiques largement scrutées par les opérateurs de marché, pour jauger de l’avenir du cycle économique.

La publication des indices PMI est une référence incontournable pour tout observateur de la conjoncture. Que nous disent ces derniers? Tout simplement que l’expansion économique mondiale gagne en vigueur et, chose encore plus remarquable, que le mouvement de reprise est généralisé entre les différentes régions du monde. Ce dernier point mérite d’être relevé, car il ne s’était pas produit au cours des dernières années, contrairement à ce que de nombreux opérateurs n’avaient cessé d’espérer. Sans aller jusqu’au célèbre «tout va très bien Madame la marquise», il y a néanmoins une vraie source de réconfort sur l’état de la conjoncture pour les prochains mois.

La confiance est un animal fragile et la Politique a un rôle clé à jouer pour l’entretenir ou la perturber. A cet égard, les mouvements erratiques du nouveau Président américain auraient a priori de quoi faire craindre le pire. Que nenni, si l’on en juge par la hausse des bourses depuis l’élection de Donald Trump. Avec un indice Dow Jones qui a franchi la barre des 20 000, tout se passe comme si le magnat de l’immobilier rassurait les investisseurs, nourrissant leur confiance à l’égard des marchés financiers. Le recul de la volatilité des actions indique que cette dernière est au beau fixe. Il en va de même de certains indices de sentiment des investisseurs. C’est là où la condescendance, c’est-à-dire un excès de confiance, fait son entrée en jeu. En matière financière comme dans tout autre domaine, la condescendance n’est jamais bonne conseillère. Certains n’hésitent pas à affirmer que l’écart entre les promesses économiques et la réalité des actions du nouveau Président américain en la matière ne cesse de se creuser. En outre, ses premières entreprises sur la scène internationale tendent à nourrir l’incertitude géopolitique. De quoi susciter des interrogations sur l’impact négatif de ces phénomènes sur la confiance des consommateurs et des entrepreneurs au cours des prochains mois.

Dès lors, il n’est peut-être pas idiot de considérer une protection, tout au moins partielle, des investissements les plus risqués d’un portefeuille. Une assurance peu onéreuse contre une certaine condescendance des opérateurs, sachant que les actions sont loin d’être bon marché après plusieurs années de hausse qui ont conduit l’indice Dow Jones à des niveaux historiques.