«Cette transaction permet à UBS de limiter la perte potentielle future liée à ces actifs, d’assurer leur financement à long terme, de diminuer les actifs pondérés en fonction du risque, de réduire fortement le risque et le bilan», explique la banque dans un communiqué. Au total, UBS estime que cette opération «réduit de manière significative l’incertitude actuelle pour les actionnaires et les clients d'UBS et contribue à la stabilité du système financier en assurant une vente régulière des actifs en question».

Credit Suisse, de son côté, annonce avoir trouvé un «accord avec la Commission fédérale des banques (CFB) sur les objectifs de capitalisation et les exigences en termes d’endettement; augmentation des fonds propres de base d’environ. 10 milliards de francs.» Le fonds souverain du Qatar entre dans son capital.

Pourquoi Berne se taisait

Ses annonces expliquent le silence qui a suivi une longue séance mercredi matin du Conseil fédéral. Les sept sages avaient discuté de la crise financière pendant une heure et demie, sans lâcher une seule information sur la teneur des discussions.

Le renforcement d'UBS par l'argent des contribuables suisses contredit avec force les déclarations du monde bancaire qui jurait que la Suisse échappait à la crise. Ce sauvetage de la banque vient aussi après que des milliers de Suisses ont ouvert des comptes dans des banques moins exposées à la crise financière, comme la Banque cantonale de Zurich ou les Raiffeisen. Ces dernières annonçaient d'ailleurs hier avoir gagné 100'000 clients depuis le début de l'année.

Des détails viendront en cours de matinée, après les conférences de presse d'UBS de 9h et 10h30.