Depuis deux décennies, l’adaptation des banques privées suisses à la prolifération de nouvelles réglementations, au renforcement des exigences de conformité fiscale et à la globalisation de la clientèle s’apparente véritablement à une épreuve d’endurance. Cet effort au long cours représente en effet un investissement ininterrompu pour les départements chargés de la conformité – que ce soit en temps, en ressources humaines, ou encore pour se doter des outils technologiques nécessaires à la bonne exécution de leur métier.

Mais voilà que la pandémie est venue ajouter à cette course de fond une nouvelle strate de complexité: comment, en effet, poursuivre son devoir de diligence lors des ouvertures de compte, échanger des documents avec les clients dans la forme requise et préserver la sécurité de leurs données alors qu’une majorité d’employés travaillent à distance, que les entraves aux déplacements limitent les rencontres physiques et que la circulation du courrier fait, elle aussi, l’objet de restrictions?