Que penser du congé paternité de deux semaines approuvé en juin dernier par le Conseil des Etats? Cette décision laisse un goût d’inachevé.

Ces deux semaines permettront certainement aux pères de mieux faire connaissance avec leur enfant et de s’impliquer davantage dans les tâches domestiques. C’est un petit pas. Un compromis typiquement helvétique. «Il a fallu soixante ans et quatre votations pour obtenir une assurance maternité. La Suisse avance, mais très lentement», constate Giuliano Bonoli, professeur de politique sociale à l’Institut de hautes études en administration publique (Idheap).