Le vendredi 14 juin a lieu la deuxième grève des femmes de l’histoire suisse. Le Temps publie une série d’articles sur les enjeux mis en lumière par cette mobilisation.

La Suisse fait partie des pays les moins généreux du continent lorsqu’il s’agit de congé maternité. Mais si l’on parle des jeunes pères, c’est pire: toute l’Europe propose au moins quelques jours et l’Union européenne souhaite introduire 10 jours d’absence au minimum, tandis que la Suisse laisse cela au bon vouloir des entreprises.

Résultat, des situations qui vont d’un jour à… des semaines, voire des mois aux frais de l’employeur. Dernier en date à avoir fait une annonce, Volvo a décidé de proposer six mois à ses collaborateurs en Suisse pour s’occuper de leur nouveau-né, qu’ils soient un homme ou une femme. Le but? Mieux concilier vie professionnelle et familiale, mais aussi apparaître comme un «employeur de choix pour les nouveaux talents». Novartis, aussi, a annoncé cette année offrir dix-huit semaines aux jeunes pères et mères de son entreprise. Soit l’équivalent du minimum légal auquel ont droit les femmes. Ces multinationales ne sont pas les seules: Google (60 jours), Johnson & Johnson et Ikea (40) ou encore Microsoft (30) font aussi partie des employeurs plus enclins à laisser les pères s’absenter plus longtemps que la moyenne.