états-Unis

Le Congrès américain assouplit la régulation bancaire

Des milliers de petites et moyennes banques ne seront plus soumises à certaines règles de contrôle imposées par la loi Dodd-Frank adoptée après la crise financière

Le Congrès américain a adopté, mardi 22 mai, une loi assouplissant les régulations bancaires mises en place après la crise financière de 2008 pour prévenir un nouveau crash et maîtriser les excès de Wall Street.

Lire aussi: La Chambre vote la réforme de la loi Dodd-Frank sur la régulation financière américaine

La Chambre des représentants a approuvé par une confortable majorité ce texte qui devrait désormais rapidement être signé par le président Donald Trump, un de ses ardents défenseurs.

Avec cette nouvelle loi, des milliers de banques de petite et moyenne tailles ne seront plus soumises à certaines règles de contrôle imposées par la loi Dodd-Frank de 2010. Mais les réglementations clés visant, aux Etats-Unis, les plus grands établissements restent en place. «C’est une avancée majeure pour libérer notre économie de l’excès de régulation», s’est réjoui le chef républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan.

«Régulation excessive»

L’administration Trump appelait de ses vœux cette nouvelle loi protégeant, selon elle, les banques face à une «régulation excessive». Mais pour ses opposants, dont la cheffe de la majorité démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi, elle frappe de plein fouet les protections érigées après la crise de 2008.

Elle «menace potentiellement la stabilité de notre système financier et de notre économie», a-t-elle déclaré lors des débats avant l’adoption du texte. «Cette loi nous ramènera à l’époque où l’imprudence débridée de Wall Street a provoqué un effondrement financier historique», s’est-elle encore insurgée.

Le Sénat avait déjà adopté ce texte le 14 mars, dix ans jour pour jour après le crash de la banque Bear Stearns, basée à New York, qui avait donné le coup d’envoi de la crise financière mondiale. Le texte a été approuvé mardi à la Chambre par 258 voix – dont 33 démocrates – contre 159.

Publicité