Le ralentissement de l’économie suisse observé depuis la mi-2011 a été suivi d’une stabilisation. La demande a cessé de fléchir et les entreprises helvétiques s’attendent même à une légère relance de ­celle-ci durant les mois à venir, a indiqué vendredi la dernière enquête du Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l’EPFZ qui repose sur les réponses de 7000 sociétés. «L’économie suisse n’est pas encore complètement sortie du creux de la vague. Mais un plancher a été trouvé», a résumé hier Klaus Abberger, économiste au KOF, à Zurich.

Les disparités entre secteurs restent marquées. Dans l’industrie, la situation des affaires a cessé de se dégrader. Cependant, le taux d’utilisation des capacités des entreprises reste inférieur à la moyenne de long terme. Quant aux attentes, «le scepticisme domine encore, même s’il s’est un peu atténué», a relevé Klaus Abberger.

La construction présente toujours les perspectives les plus favorables. Les entreprises du bâtiment prévoient à nouveau d’embaucher du personnel.

Indicateurs négatifs

Dans l’hôtellerie et la restauration, le pessimisme l’emporte. Certes, la dégradation rapide de la situation observée jusqu’au début de cette année n’a pas continué. Mais tous les indicateurs restent négatifs pour l’hôtellerie. Le taux d’occupation des chambres a encore reculé. Le niveau des réservations est en baisse. Faut-il s’attendre à des faillites dans l’hôtellerie? «Un certain nombre d’entreprises sont en danger d’existence», admet Klaus Abberger. Pour Jan-Egbert Sturm, le directeur du KOF, certains hôtels devront se repositionner pour répondre aux changements d’habitude de la clientèle, celle en provenance d’Asie notamment.

Du côté des services financiers, la situation des affaires n’a que peu varié. Les banques sont moins nombreuses à prévoir de réduire leur personnel, alors que les assurances envisagent à nouveau de renforcer leurs effectifs.

Globalement, l’enquête du KOF indique une amélioration de la situation de l’emploi. Les entreprises sondées qui prévoient d’embaucher sont désormais plus nombreuses que celles qui veulent réduire leurs effectifs.