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Elon Musk pourrait avoir enfreint la réglementation de la SEC s'il s'avérait que le groupe a trompé les investisseurs sur l'ampleur des retards de production. /Brendan Smialowski /AFP
© Brendan Smialowski

Justice

Le constructeur Tesla visé par plusieurs enquêtes

Selon le «Wall Street Journal», le gendarme de la bourse essaie de déterminer si le groupe n’avait pas apporté des informations erronées au sujet de la production du Model 3. A cela s’ajoute la plainte d’un ancien employé

Les ennuis judiciaires de Tesla auprès du gendarme américain de la bourse se multipliaient jeudi, avec la révélation dans les médias d’enquêtes lancées par l’autorité sur les informations concernant le Model 3. La SEC a, selon le Wall Street Journal, envoyé en 2017 à un sous-traitant du fabricant de voitures électriques une requête officielle afin de tenter de déterminer si le groupe n’avait pas apporté des informations erronées au sujet de la production du Model 3.

Tesla mise beaucoup sur cette nouvelle voiture destinée au grand public mais rencontre depuis son lancement d’importants problèmes de production conduisant à des retards de livraison. Son PDG, Elon Musk, avait dans un premier temps affirmé vouloir produire 200 000 véhicules pour fin 2017, estimation qu’il avait ensuite révisée à 20 000 voitures. Le groupe en a au final produit 2700 l’an dernier, rappelle le Wall Street Journal. Selon les règles boursières, Tesla pourrait avoir enfreint la réglementation s’il s’avérait que le groupe avait trompé les investisseurs sur l’origine ou l’ampleur des retards de production.

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L’annonce de cette enquête sur le Model 3 intervient alors que la SEC a aussi, selon la presse américaine, demandé récemment des explications au groupe après un tweet d’Elon Musk évoquant son intention de retirer le groupe de la cote et assurant avoir, pour réaliser l’opération, un «financement assuré». Le gendarme de la bourse voudrait savoir si ces informations étaient bien réelles et aurait envoyé une demande formelle en ce sens, signe de l’ouverture d’une enquête officielle.

Lire aussi: Elon Musk évoque des discussions avec le fonds saoudien pour retirer Tesla de la Bourse

La SEC aurait aussi, toujours selon le Wall Street Journal, envoyé des requêtes aux membres du conseil d’administration de Tesla pour savoir dans quelle mesure ils étaient au courant du projet d’Elon Musk.

Une plainte pour espionnage

A ces enquêtes de la SEC s’est ajoutée jeudi l’annonce d’une plainte d’un ancien salarié de Tesla déposée le 9 août auprès de l’autorité par le cabinet d’avocats qui le représente, Meissner Associates. Selon Karl Hansen, qui travaillait au sein d’une division chargée de la sécurité interne jusqu’en juillet, Tesla aurait espionné des salariés en piratant notamment leurs téléphones portables et leurs ordinateurs.

Le groupe n’aurait par ailleurs pas rapporté aux actionnaires le vol au premier semestre de 37 millions de dollars de cuivre et autre matières premières dans la méga-usine du groupe dans le Nevada, et n’aurait pas rapporté aux autorités des informations sur les éventuels liens d’un employé avec un cartel mexicain.

Contacté par l’AFP, Tesla assure que les accusations de Karl Hansen «ont été prises très au sérieux» quand il les a portées à l’attention du groupe. Certaines de ses affirmations sont «simplement mensongères», selon Tesla. D’autres «n’ont pas pu être corroborées» et le groupe a alors suggéré «d’engager des mesures d’enquête supplémentaires».

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Le cabinet d’avocats représentant Karl Hansen est aussi celui représentant Martin Tripp, un autre ex-employé de Tesla. Le groupe avait porté plainte contre lui en juin en l’accusant de vol d’informations confidentielles.

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