Un contrat important a été signé lundi entre Debiopharm et Merck. Le groupe vaudois accorde au géant allemand une licence exclusive et mondiale pour le développement et la commercialisation du Xevinapant, un médicament en phase 3 contre le cancer de la tête et du cou. Debiopharm recevra un paiement initial de 188 millions d’euros (207 millions de francs), plusieurs versements jusqu’à 710 millions d’euros selon les étapes de développement et des émoluments sur les éventuelles ventes.

«Ce médicament a le potentiel de devenir un blockbuster [un produit dont les ventes annuelles dépassent le milliard de dollars, ndlr]», affirme Thierry Mauvernay. Le patron de Debiopharm indique que ce produit réduit le risque de décès de 51% par rapport au traitement standard des patients qui en ont bénéficié durant une étude de phase 2 (sur 100 personnes). «Avec trois ans de recul, on peut dire que le Xevinapant ne se contente pas de soigner le cancer, il permet d’en guérir. Ce sont des résultats exceptionnels.»