Convention sur le harcèlement au travail: la droite divisée
A part l’USAM plus réservée, le patronat s’est positionné en faveur d’une Convention de l’OIT contre la violence au travail. Pourtant, la majorité des membres de droite ou du Centre au sein de la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats ont voté contre
«Nous lançons un appel solennel aux autorités politiques helvétiques: il faut tout faire pour ratifier cette convention»: la prière du directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), Gilbert Houngbo, formulée dans Le Temps cette semaine, reste vaine à ce stade.
La Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats (CAJ) communiquait mercredi avoir maintenu de justesse le refus de ratifier la convention 190 de l’Organisation internationale du travail (OIT). Cette dernière prévoit une interdiction légale de la violence et du harcèlement dans le monde du travail, ainsi que des mesures de prévention et d’aide aux victimes. Une votation en plenum aura lieu en septembre. La Suisse pourrait alors devenir le premier pays à refuser cette convention.