Economie

Des conventions collectives aux accords individuels

Tout comme en Suisse, les partenaires sociaux allemands passent des

Tout comme en Suisse, les partenaires sociaux allemands passent des accords au niveau des branches économiques. Mais les entreprises ont de plus en plus tendance à conclure ces conventions au niveau de l'établissement même, en fixant des objectifs d'investissement pour garantir un certain niveau d'emploi. En contrepartie, les syndicats acceptent une baisse des coûts de la main-d'œuvre et une certaine flexibilité des horaires. Les accords généraux au niveau de la branche représentent 90% des 50 000 conventions enregistrées en Allemagne. Mais le nombre d'entreprises ayant fait cavalier seul avec les syndicats, en négociant leurs propres contrats, ont plus que doublé pendant ces huit dernières années. En 1998, 6000 contrats de ce type ont été enregistrés. Contrairement à de nombreux pays, la loi allemande permet toutefois aux entreprises de négocier individuellement le temps de travail. Plus la négociation tient compte des particularités de l'entreprise et de son environnement, plus elle a de chance de coller aux nouvelles mutations du travail et de les encadrer. La complexité et la diversité des métiers au sein d'une même branche sont les raisons premières de cette nouvelle tendance. L'expérience d'aménagement du temps de travail de Volkswagen à Wolfsburg avortée cette semaine en était la plus belle vitrine.

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