Le milliard a été dépassé. Lors de la publication mardi de ses résultats annuels 2014, Coop s’est réjoui d’avoir franchi le cap du milliard de francs de chiffre d’affaires grâce à ses ventes en ligne. Dans la foulée, le géant orange a annoncé avoir atteint un bénéfice de 470 millions de francs pour des ventes de 28,2 milliards de francs.

Dans le détail, les ventes en ligne restent principalement tirées par le service aux entreprises. En effet, plus de la moitié (675 millions de francs) du chiffre d’affaires total (1,123 milliard) provient du secteur commerce de gros/production – par exemple via le transformateur de viandes Bell ou Transgourmet, filiale spécialisée dans le libre-service et les livraisons en gros en Suisse et à l’étranger.

En fin de compte, les magasins en ligne du commerce de détail – s’adressant, eux, directement au consommateur final – ont réalisé un chiffre d’affaires de 448 millions de francs, en hausse de 52,4%. La meilleure division reste Microspot.ch (+45% à 146 millions de francs), spécialisé dans la vente d’équipement électronique en ligne.

Cette progression de 52,4% «s’explique en grande partie par le rachat des deux enseignes Nettoshop.ch et Schubiger», selon le communiqué de presse. Rachetées fin décembre 2013, ces deux entreprises forment «le numéro un suisse du commerce en ligne d’appareils électroménagers», selon Coop. Cette société réalisait à l’époque de la reprise un chiffre d’affaires de 90 millions de francs.

Coop@home, le service en ligne du géant orange, a dégagé des ventes de 114 millions de francs (+10,8%). A titre de comparaison, LeShop.ch, service identique de son concurrent Migros, expliquait en janvier avoir fait grimper son chiffre d’affaires annuel de 4,4% à 165 millions de francs.

Par ailleurs, durant l’année dernière, Coop a investi de plusieurs manières dans le commerce en ligne. Par exemple en ouvrant un site internet dédié à Coop Brico + Loisirs en septembre ou en lançant une plateforme consacrée au vin (Mondovino.ch) au mois de mai.

Dans une étude publiée en début d’année, Credit Suisse estimait que la part du commerce en ligne devrait doubler d’ici à 2020. La part du chiffre d’affaires réalisée sur des plateformes en ligne devrait passer de 5% aujourd’hui à 11% d’ici à cinq ans, atteignant là un seuil de saturation.