Confronté à l'intégration problématique de ses multiples acquisitions, le groupe bâlois Coop serait en voie de mettre le holà à son programme d'expansion. Seuls les projets déjà en chantier seraient menés à leur terme. C'est du moins ce que rapporte, à la une de son cahier économique, NZZ am Sonntag en s'appuyant sur deux «insiders». Si cette présentation des faits est réfutée formellement par le responsable de la communication de Coop, celui-ci (qui n'a pas pu être joint hier) admet que le groupe «juge de manière très critique les projets situés à proximité des anciens magasins Waro et EPA». Coop ne veut pas croître à n'importe quel prix et donne maintenant la priorité à la rentabilité.

EPA tardent en particulier à arborer l'enseigne «Coop City». Le géant bâlois n'en maintiendrait pas moins la stratégie visant à positionner «Coop City» dans un segment de prix légèrement inférieur à celui de Manor.

Une ligne de prix cassés

Dans le segment des supermarchés, Coop est pénalisé par son image de prix élevés. Face à l'offensive des distributeurs à prix cassés, Coop n'a pas encore décidé d'introduire le label «Coop prix garantis» susceptible de faire contrepoids à «M-Budjet» de Migros. Mais NZZ am Sonntag évoque le lancement d'une ligne de prix aggressifs au plus tard vers le milieu de l'année 2005.