Commerce de détail

Coop résiste en misant sur les services

Avec des revenus record de plus de 30 milliards, le géant bâlois du commerce de détail semble survoler les difficultés de la branche. Il déploie, surtout outre-Sarine, toute une gamme de services, allant de la santé au bien-être, en passant par la téléphonie et l’e-commerce

Le bâtiment est flanqué du même logo orange que les supermarchés, sauf que c’est un hôtel. C’est dans celui de Muttenz, l’un des quatre établissements du groupe, que Coop a choisi de présenter ses résultats annuels mardi à la presse. Comme pour rappeler la galaxie de services qui constituent le géant bâlois et ont limité les dégâts sur le bénéfice net l’an dernier (-2,6% à 473 millions de francs).

Car si les supermarchés représentent toujours un tiers des recettes globales – celles-ci affichent un record de 30,7 milliards de francs pour 2018 (+5% sur un an) –, leurs revenus tendent à stagner (+0,8% à 10,4 milliards). Et ce, en raison de la concurrence accrue des discounters Aldi, Lidl ou encore Denner ainsi que du tourisme d’achat, qui engendrent une pression sur les prix.