Coop aurait supprimé 3000 postes de travail en 2004, et ce ne serait qu'un début. Selon la SonntagsZeitung, Hansueli Loosli, patron du géant de la distribution, n'est pas satisfait de la marche des affaires. Les ventes de détail auraient reculé de 2,8% par rapport à 2003, à 14,2 milliards de francs. Les résultats complets seront publiés mardi. Depuis son arrivée en 1997, Hansueli Loosli n'avait enregistré que des exercices positifs.

Ce recul du chiffre d'affaires ne va pas rester sans conséquences. Les coûts du personnel devront encore baisser. Les cadres auraient été avisés par e-mail le 1er février dernier de la suppression de la participation aux résultats pour 2004. Près de 3500 personnes seraient ainsi privées de gratifications. Coop emploie environ 50 000 personnes.

La pression sur les marges devient de plus en plus forte dans la distribution. Il suffit d'ouvrir un journal pour l'observer. Les pages regorgent d'annonces de Carrefour, Migros ou Coop, vantant les «actions» de la semaine. L'arrivée programmée des casseurs de prix allemands (Aldi et Lidl) va encore accélérer le phénomène.

Mais les coûts salariaux de Coop restent élevés. Ils représentent l'équivalent de 18,5% du chiffre d'affaires, contre 13% pour les supermarchés en Allemagne. Et même contre 5,9% et 5% pour respectivement Lidl et Aldi, selon le consultant McKinsey. Coop n'est certainement pas la seule à souffrir. Les frais en personnel de Migros s'élèvent à 22,5% des ventes.