L'indice Nikkei de la bourse de Tokyo dégringolait de plus de 4% mardi matin à l'ouverture, première séance d'une semaine qui a débuté par une nette accélération de l'épidémie de coronavirus, ce qui a fait chuter les places mondiales lundi. Dans les premières transactions, le Nikkei tombait de plus de 1000 points à 22 335,21 points. L'indice élargi Topix abandonnait de son côté 3,81% à 1610,30 points. A Wall Street, le Dow Jones a enduré sa pire séance en plus de deux ans avec une chute de 3,56%, le Nasdaq tombant de 3,71% et le S&P 500 de 3,35%.

C’est le grand plongeon. Les touristes chinois se font rares, n’achètent plus de montres et autres produits de luxe. En Chine, les usines tournent à pas plus de 50% de leur capacité et les matières premières s’entassent. Pour ne rien arranger, le coronavirus se propage en dehors de Chine et frappe le Japon, la Corée du Sud, l’Iran et l’Italie. Et à ce stade, même l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’est pas en mesure de prédire la suite. Par-dessus tout, la directrice du Fonds monétaire international Kristalina Georgieva a prévenu dimanche que le virus, désormais une urgence sanitaire mondiale, pourrait mettre en péril la reprise de l’économie mondiale.

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