«Tu te rends compte, je n’ai même pas le temps de déposer les aliments en rayons, les clients se servent directement sur mes palettes!» lance, stupéfaite, cette employée de Migros à l’une de ses collègues. Vendredi après-midi, dans une succursale du distributeur de l’Est lausannois: les rayons de pâtes sont quasiment vides, le riz devient introuvable et il ne reste plus que des épinards au rayon surgelé. Tous les autres légumes ont disparu. Les clients, fébriles, se croisent d’un air inquiet.