C’était sans doute écrit, certainement prévisible, mais cela n’en reste pas moins impressionnant. Les pirates informatiques exploitent la peur liée au coronavirus de manière presque parfaite, mécanique et avec une précision chirurgicale. Ils auraient d’ailleurs tort de se priver: les fausses recommandations pour se prémunir contre le virus circulent si vite sur les réseaux sociaux que les hackers n’ont qu’à se baisser pour ramasser les fruits de leurs attaques.

Lire aussi: Covid-19: progression exponentielle en Suisse, transports «progressivement réduits» en France: les nouvelles du dimanche 15 mars 

Et ces attaques sont nombreuses. Samedi, la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information (Melani) avertissait de l’envoi, soi-disant par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), d’e-mails promettant les dernières informations sur la maladie. Mais un clic sur le courriel, et l’ordinateur de la victime est infecté par un logiciel qui permettra à l’assaillant d’en prendre le contrôle.

On a aussi vu de faux sites web affirmant montrer une carte de l’évolution du coronavirus infecter eux aussi l’ordinateur d’internautes un peu trop naïfs. Et selon l’entreprise israélienne de cybersécurité Check Point, plus de 4000 noms de domaine liés au coronavirus ont été enregistrés depuis janvier. Dans quel but? 3% intègrent du contenu malveillant et 5% sont suspects. Prudence, donc.