L’horlogerie a connu un nouveau creux en janvier. Après plusieurs mois de redressement, les exportations de la branche ont chuté de 11% à 1,6 milliard de francs sur les quatre premières semaines de l’année. La baisse des volumes est elle aussi marquée, avec 1 million de pièces livrées à l’étranger (-33,2%). En décembre, la contraction en valeur s’était limitée à 2,5%, contre 3,2% en novembre et 7,1% en octobre.

Dans son communiqué, la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) explique ce déclin par «un effet de base défavorable et un jour ouvrable de moins en janvier». Encore épargnée par la pandémie en janvier 2020, la branche avait alors exporté pour 1,8 milliard de francs de marchandise, en hausse de 9,4%.

La faîtière ajoute que «ce résultat mensuel n’aura qu’une influence limitée sur le redressement de la tendance observé depuis l’été passé» et que le retour à une croissance significative est attendu ces prochains mois. Un discours optimiste donc, qui ne doit pas faire oublier que les horlogers bénéficieront, à compter d’avril, d’un effet de base favorable, les exportations s’étant très fortement contractées au deuxième trimestre l’an dernier.

Lire aussi L’annus horribilis horlogère confirmée

L’acier dégringole

Sur les marchés, la Chine continue à jouer son rôle de moteur pour l’industrie (+58,2%). Les autres principaux débouchés présentent des résultats négatifs. Les Etats-Unis enregistrent un recul identique à la moyenne mondiale, tandis qu’Hongkong subit une baisse de 8,5%. Les mesures sanitaires strictes ont par ailleurs continué à peser lourdement sur l’Europe (-26,9%) et ont affecté le Japon (-20,9%). Le déclin est moins marqué à Singapour (-1,6%).

En ce qui concerne les gammes de prix, toutes s’inscrivent en baisse. Les montres comprises entre 500 et 3000 francs, prix export, subissent une importante contraction (-24,7% en valeur, -29,4% en volumes), après avoir vu un mois de décembre en croissance de 19,5%. La baisse est aussi marquée en dessous de 200 francs (-30,5% en valeur, -42,5% en volumes). Le segment haut de gamme, au-dessus de 3000 francs, s’en sort le mieux (-4,1% en valeur, -6,8% en volumes).

La FH relève encore que les montres en acier ont enregistré une forte baisse en janvier (-14,4% à 586 millions, après avoir progressé de 6,3% en décembre), tandis que celles en métaux précieux ont diminué moins fortement (-6,6%).