Définie dans les années 70, la courbe de Laffer établit une relation simple entre le niveau du taux d'imposition et le rendement des impôts. Cette courbe en forme de cloche montre que l'augmentation du taux d'imposition permet, dans un premier temps, de dégager plus de recettes fiscales. Mais à partir d'un certain seuil, la charge fiscale décourage le travail et la production, ce qui entraîne un recul du montant des impôts récoltés.

Il s'agit donc de trouver un niveau optimal d'imposition permettant d'avoir le maximum de recettes fiscales et de production. Car il importe de laisser la production de richesses la plus libre possible.

Les économistes peinent cependant à établir avec précision ce niveau optimal. En outre, sa méthodologie n'est pas exempte de critiques puisqu'il tire des conclusions macroéconomiques, sans précaution particulière, à partir de raisonnements microéconomiques. Les études empiriques ne tranchent pas non plus la question.

Le principe de la courbe de Laffer a été mis en œuvre aux Etats-Unis après l'arrivée de Ronald Reagan à la présidence du pays en 1981. L'idée étant qu'il fallait diminuer les impôts. Appliquée alors que l'économie américaine connaissait une vive récession, elle fut suivie d'un creusement important du déficit budgétaire.