Hôpital cantonal de Genève, le 4 mars. Des tubes défilent derrière les vitres bleutées d’une ribambelle de machines. Ils contiennent du sang. Un bras articulé les a triés selon leur code-barres et insérés dans un premier module puis dans un autre. Une chaîne de machines blanches vitrées occupe l’espace dans le bâtiment des laboratoires des HUG. Elles analysent les échantillons sanguins et détectent l’éventuelle présence de virus, notamment celui du Covid-19.

Toutes figurent dans l’arsenal d’une multinationale, Roche, qui possède une immense division dédiée aux diagnostics. Le groupe rhénan vend ses produits – des installations puissantes, des réactifs liquides, des kits rapides, des écouvillons – à travers le globe et à une cadence folle depuis le début de la pandémie. Le dépistage est central dans cette lutte; identifier les porteurs du virus permet d’interrompre les chaînes d’infection de manière ciblée. Mais, comme avec les vaccins, il faut pouvoir créer les tests, les déployer à large échelle, composer avec les pénuries et répartir les prestations de façon équitable.