C’est une course à la fois industrielle, économique et surtout géopolitique. On savait, depuis le récent Forum de Paris sur la Paix, que le gouvernement français a pleinement conscience de l’enjeu global de puissance qui se déroule dans l’espace, où la bataille des satellites fait rage, tant sur le plan des lanceurs que de l’encombrement des orbites basses. Le 12 novembre, lors du forum annuel, la France avait pris l’initiative d’un appel international à «dépolluer» l’espace. Et quelques jours plus tard, la destruction d’un satellite par un missile russe, rejetant de nombreux débris, avait confirmé l’intensité de cette bataille qui se déroule à des centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes.