Le covid est au cœur de toutes les décisions politiques. Sa maîtrise est le but ultime des autorités. En Suisse et dans le monde, le regard est rivé sur le nombre de cas et d’hospitalisations. L’efficacité de la stratégie censée contenir la propagation du virus occupe aussi l’essentiel des débats. On en oublierait presque de discuter les effets secondaires des restrictions de liberté. Les aspects collatéraux sont pourtant très lourds, qu’ils soient psychologiques, sociaux, éducatifs ou économiques. «Il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas», avertissait le philosophe Frédéric Bastiat dans son célèbre pamphlet datant de 1850.

Le (semi-)confinement, l’isolement et les drames humains liés aux interdictions de travailler, de se former ou de se déplacer produisent des effets désastreux. A l’inverse des politiques, les chercheurs ne manquent pas, eux, de les évaluer. L’American Institute for Economic Research (AIER), l’un des plus anciens laboratoires d’idées indépendants, et le centre Collateral Global ont regroupé des travaux dans chacun de ces domaines et les adaptent régulièrement.