Un pays immobilisé, des files d’attente immenses devant les bureaux de vote… voilà à quoi s’attend mardi le Kenya, qui élit ses représentants parlementaires et locaux, mais surtout son président pour les cinq années à venir. Un chef d’Etat qui aura la lourde tâche de répondre en urgence à la crise de la dette, à l’explosion de l’inflation et au taux de chômage qui atteint des records. Pour la première fois, la campagne politique ne s’est pas centrée que sur l’affiliation ethnique des électeurs mais aussi sur les enjeux économiques clés. «Qui va résoudre le problème du chômage et du coût élevé du carburant et de la nourriture? Qui va régler le problème de la dette? Voilà ce qui intéresse», détaille Alphonce Shiundu, analyste de l’organisation de vérification des déclarations publiques AfricaCheck.