Nul n'est prophète en son pays. Le principal client de la société genevoise Covadis dans la sécurité de la banque en ligne est l'établissement français BNP Paribas, qui a choisi il y a plusieurs années d'offrir une sécurité élevée. La banque a récemment passé commande pour une nouvelle série de boîtiers de sécurisation des communications utilisés dans son service de banque en ligne destiné aux entreprises en France.

Ces boîtiers externes qui se connectent à un PC assurent l'identification de l'utilisateur et la sécurité des communications avec la banque durant toute la session. Ils sont munis de leur propre clavier, d'un lecteur de cartes à puce et intègrent des technologies de cryptage propriétaires. «Ces dispositifs sont inviolables et mettent les utilisateurs à l'abri des pirates», explique le directeur de la société, Marcelo Corrêa. Une première génération de ce système, nommée Caroline, a été lancée en 1999. Ces dispositifs sont utilisés par quelque 50000 clients de la banque française. La nouvelle génération est baptisée Véga Alpha.

Rescapé de la bulle Internet

Fondée en 1999, Covadis avait failli sombrer en 2003 après l'éclatement de la bulle Internet. Surendettée, la société, qui compte plusieurs fonds d'investissement parmi ses actionnaires, avait dû être assainie financièrement. Depuis, elle dispose d'un nouveau management et cherche à redéployer ses activités. Elle a ainsi lancé récemment des boîtiers servant à l'identification des utilisateurs sur leur poste de travail. Ces dispositifs, nommés Alya, sont équipés de lecteurs d'empreintes digitales et de cartes à puce. Ils offrent un niveau de sécurité semblable à celui des terminaux destinés à la banque en ligne.

Si la fabrication est sous-traitée en Malaisie et la distribution en Europe confiée à des distributeurs locaux, la recherche et le développement sont centralisés à Plan-les-Ouates, où Covadis emploie 14 personnes.