Il y a près d’un mois maintenant, en donnant raison aux paraskevidékatriaphobiques (phobiques du vendredi 13 pour les incultes), le Conseil fédéral a fait basculer notre pays dans une nouvelle ère de peurs, de doutes et de profondes remises en question. En quelques jours seulement, la plupart des entreprises et organisations dont les activités n’ont pas été interdites ont pu les poursuivre en développant dans une très large mesure le télétravail ou l’alternance des équipes.

Les difficultés de certains collaborateurs à faire évoluer leur façon de faire ou d’utiliser les outils informatiques actuels, comme la crainte de nombreux cadres d’accorder leur confiance à leurs subordonnés ont été vaincues en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Même si nous ne sommes pas tous égaux face à ce défi, par la possibilité d’avoir suffisamment d’espace pour s’isoler chez soi, d’avoir les outils nécessaires ou un système de garde pour les enfants, les prestations ont généralement pu être maintenues sans gros problèmes.