La pandémie confirme le mariage de raison entre le dragon et l’ours. Les liens énergétiques, commerciaux et géopolitiques se sont resserrés, accélérant un tournant opéré en 2014. Les chiffres du commerce extérieur russe de mars et avril indiquent une forte poussée de la composante chinoise, montrent les statistiques douanières russes publiées la semaine dernière. La soif de l’Empire du Milieu pour le pétrole russe s’est traduite par une croissance de 16,7% durant le premier semestre 2020 en glissement annuel, soit 21 millions de tonnes de brut. Selon l’agence spécialisée Platts, les consommateurs chinois ont profité de la guerre des prix entre Moscou et Riyad et Platts avance le chiffre de 31,2% de croissance des exportations de brut russe vers la Chine au mois de mars. Pékin a rempli ses réserves stratégiques, tandis que l’Europe réduisait ses achats de pétrole russe.

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