En 1768, l’impératrice Catherine II s’était portée volontaire pour se faire inoculer la variole. Objectif: rassurer ses sujets sur le caractère inoffensif du traitement. La semaine passée, Vladimir Poutine s’en est inspiré en annonçant que le Gamaleya Research Institute of Epidemiology and Microbiology, un laboratoire réputé sis à Moscou, avait développé un vaccin contre le Covid-19. Pour apaiser toute crainte, le président russe a fait savoir que sa fille faisait partie des volontaires aux essais cliniques de Spoutnik V (V pour «vaccin»). Ce nom ne doit rien au hasard; il fait référence au satellite placé en orbite autour de la Terre qui a marqué le début de l’ère spatiale. Son lancement par les Russes en 1957 avait pris les Etats-Unis de court, eux qui, dans la course à l’espace, étaient certains de jouer les premiers rôles.

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