Il n’est pas évident de cerner de façon précise l’ampleur des sommes que les pays pauvres doivent à la Chine. Pékin ne publie pas de registre de ses prêts. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI), gardienne de l’économie mondiale, se contente de fournir une montagne de statistiques. En revanche, une étude critique, How China Lends* publiée en mars par trois institutions occidentales, révèle que les conditions des prêts accordés à des pays en Afrique, en Asie, en Europe de l’Est et centrale ainsi qu’en Amérique du Sud ne sont pas transparentes. «Au fil des années, la Chine est devenue, selon nos propres calculs, la première créancière dépassant même les institutions financières comme la Banque mondiale et le FMI», affirme Sebastian Horn, l’un des auteurs de l’étude.

Lire aussi: La Chine, nouveau défi pour l’UE dans les Balkans