En 2014, Credit Suisse avait engrangé un bénéfice net de 1,875 milliard de francs, a précisé jeudi l’établissement zurichois. La perte nette essuyée sur l’ensemble de l’exercice – la première depuis 2008 – ainsi que sur le quatrième trimestre, à hauteur de 5,83 milliards, reflète de nombreux éléments exceptionnels.

La deuxième banque suisse derrière UBS, qui propose un dividende de 0,70 franc par action, ajoute qu’elle va accélérer la mise en œuvre de son programme d’économies, avec notamment la suppression de quelque 4000 postes.

Credit Suisse a ainsi passé une charge de dépréciation de survaleur (ou «goodwill» dans le jargon) de 3,79 milliards de francs liée essentiellement à l’acquisition en 2000 de la banque d’affaires américaine Donaldson, Lufkin et Jenrette (DLJ). Cet amortissement est motivé par les changements de stratégie et de structure annoncés en octobre.

La performance a aussi subi l’impact de charges de restructuration de 355 millions de francs touchant toutes les divisions, elles aussi conséquence de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de l’établissement. S’y sont également ajoutées des provisions de 821 millions de francs liées aux nombreux conflits juridiques en cours ainsi qu’une perte avant impôts de 2,51 milliards pour les activités considérées comme non stratégiques.

Action en baisse

Les investisseurs ont sanctionné la lourde perte de 2,94 milliards de francs essuyée par Credit Suisse l’an passé. Dès les premiers échanges jeudi à la bourse suisse, le titre du numéro deux bancaire helvétique plongeait de près de 9%.

A 09h10, l’action Credit Suisse dégringolait de 8,89% par rapport à la clôture de la veille à 15,06 francs. Dans le même temps, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) affichait un repli moindre de 0,2% à 8107 points.


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