Le capital conditionnel a en effet déjà été presque entièrement utilisé pour l’émission d’obligations obligatoirement convertibles (mandatory convertible notes) en octobre dernier, d’où la nécessité de cette nouvelle mesure, explique le numéro deux bancaire helvétique mardi, en publiant les propositions qui seront soumises aux actionnaires.

Credit Suisse propose par ailleurs de renouveler le capital autorisé en l’augmentant à un maximum de 4 millions de francs (valeur nominale) et de prolonger celui-ci jusqu’au 24 avril 2011. La mesure permettra de financer des acquisitions potentielles, indique le groupe.

UBS aussi

UBS a fait de même la semaine dernière en demandant à ses actionnaires d’approuver la création d’un capital conditionnel et d’un capital autorisé lors de son assemblée générale du 15 avril. Par contre, les raisons invoquées sont différentes et les montants en jeu plus conséquents, Credit Suisse s’étant lui passé d’aide publique.

Le capital conditionnel, de 10 millions de francs maximum, doit servir de garantie à la BNS, qui a racheté les actifs illiquides d’UBS. Quant au capital autorisé (29,3 millions de francs maximum), il doit donner à UBS la flexibilité nécessaire pour lever d’éventuels nouveaux fonds si la banque venait à manquer de fonds propres.

Bon début d’exercice

Dans son rapport annuel également publié mardi, Credit Suisse annonce en outre avoir très bien commencé l’exercice 2009. L’environnement incertain rend toutefois toute prévision difficile pour l’année, ajoute la banque, en écho à ses déclarations de mi-février.

Le plan de mesures d’économies de 2 milliards de francs est en bonne voie, lit-on encore dans le rapport annuel. Les mesures lancées en décembre 2008 pour augmenter la productivité se traduisent par la suppression de près de 5300 postes au plan mondial, dont 2600 déjà réalisées dans une première étape à fin 2008. La compression des effectifs sera probablement terminée mi-2009.