Emploi

Credit Suisse fusionne deux structures et supprime 300 postes en Suisse

L’opération devrait permettre d’économiser 50 millions de francs. La banque veut réduire ses coûts améliorer sa position dans le marché

Credit Suisse poursuit son programme de réduction des coûts. La banque a annoncé vendredi matin à ses employés son intention de rapprocher deux entités, «Private Clients Switzerland» et «Private Banking Switzerland». L’objectif? Réduire les coûts de 50 millions de francs, a révélé le site d’informations financières Finews. Les conséquences en termes d’emplois? 300 postes supprimés.

La fusion des deux structures créera un secteur d’activité appelé «Wealth Management & Private Clients Switzerland» et un second, «Premium Clients Switzerland & Global External Asset Managers». Il s’agit pour la banque de créer des synergies et d’éliminer d’éventuels doublons. «Nous souhaitons renforcer notre structure vis-à-vis de nos clients privés en réduisant la complexité de l’organisation ainsi que les coûts», a expliqué un porte-parole de la banque. Il a précisé que la structure opérationnelle de la banque demeurera identique. Elle reste divisée en huit régions, dont une pour Genève et une autre pour la Suisse romande.

La majorité des suppressions de postes concernent les services dits d’état-major – toutes les fonctions qui ne sont pas en contact direct avec la clientèle – et, dans une moindre mesure, le management. Ces services d’état-major sont principalement basés à Zurich, a encore précisé la banque. Celle-ci compte 48 400 postes dans le monde, dont près de 21 000 en Suisse (14 000 dans la région du grand Zurich). La nouvelle organisation entrera en vigueur au début de l’année prochaine, a ajouté l’établissement. Il ne donne pas les chiffres par entités, mais assure que ces deux secteurs d’activité comptent plusieurs milliers de personnes.

«Comme déjà annoncé, dans un contexte de marché en profonde mutation, la banque souhaite augmenter son efficience dans la conduite des affaires et réduire ses coûts tout en améliorant sa position dans le marché», a ajouté le porte-parole. L’annonce s’inscrit en effet dans un processus de réduction des coûts lancé à l’été 2011 et déjà bien entamé. Credit Suisse avait alors communiqué son intention d’économiser au total 4 milliards de francs d’ici à la fin de 2015, dont 2 milliards ont déjà été réalisés fin septembre. Au printemps, l’établissement avait prévu un nouveau programme de réduction des coûts d’un milliard à l’horizon 2013. Fin octobre, lors de la publication de ses résultats au troisième trimestre, la banque a décidé d’un effort supplémentaire d’un milliard en 2014 et 2015 sans donner de précisions sur les emplois. 2500 postes ont déjà été supprimés dans le cadre de ces transformations.

UBS avait également annoncé des licenciements lors de la publication de ses résultats au troisième trimestre fin octobre. 10 000 emplois seront biffés. De ce montant, 2500 concernent la Suisse, dont une grande partie à Zurich. Chez UBS, cela concerne en premier lieu la division de banque d’affaires qui doit être redimensionnée.

Dans un communiqué diffusé après l’annonce, le syndicat Employés Suisse s’est dit «peiné qu’après UBS, Credit Suisse, en concurrence accrue, ait recours à la mesure la plus facile, soit la suppression de postes de travail». L’association aurait préféré que Credit Suisse ait recours au chômage partiel, «une solution alternative, ayant déjà fait ses preuves dans d’autres branches».

«Credit Suisse, en concurrence accrue, a recours à la mesure la plus facile, la suppression de postes»

Publicité