L’affaire Archegos, qui coûte 4,4 milliards de francs à Credit Suisse, a conduit à des changements à la direction de la gestion des risques et de la banque d’investissement. Mais les experts sont sceptiques. «Les crises bancaires seront encore plus nombreuses et d’une plus grande ampleur», prévoit Beat Wittmann, fondateur et associé de Porta Advisors.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. «Les taux d’intérêt extrêmement bas et les injections de liquidités massives des banques centrales ont incité les investisseurs et les banques à accroître leur endettement et à participer à une chasse au rendement. Les risques vont encore gonfler», craint Eric Dor, professeur à l’Université de Lille. «Tout le monde prend trop de risques parce que les commissions obtenues par les banques sont particulièrement juteuses», ajoute-t-il.