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Credit Suisse répond aux critiques d'activistes climatiques

Credit Suisse a réagi lundi aux critiques émanant des milieux écologistes. Pris à partie la semaine dernière en marge du procès de douze activistes à Renens, Roger Federer, dont l’image est associée à celle de la banque depuis 2009, a lui aussi répondu aux militants pro-climat

Afin de se défendre, le groupe bancaire Credit Suisse a souligné lundi, les efforts qu'il déploie pour empêcher le réchauffement climatique, mais aussi le rôle central que joue l'industrie financière dans la transition de l'économie et la sortie des énergies d'origine fossile.

«Le réchauffement climatique est un fait et doit être combattu», clame la banque aux deux voiles dans une prise de position écrite, fustigeant la «campagne publique actuelle» menée à son encontre, qui selon elle propage de fausses informations et ignore les faits.

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Et de rappeler la récente annonce de ne plus financer de nouvelles centrales électriques au charbon, ainsi que son engagement pour l'octroi de crédits en phase avec les objectifs de l'accord de Paris sur le climat. Le numéro deux bancaire helvétique assure collaborer avec ses clients afin de les aider dans la transition et la transformation de leurs modèles d'affaires.

Credit Suisse tient en outre à préciser une phrase de son directeur général (CEO) Tidjane Thiam, reprise par les activistes, selon laquelle «toutes les incertitudes causées par des évènements disruptifs présentent aussi des opportunités», tirant un parallèle avec le réchauffement climatique.

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La banque tient à souligner que le propos, tenu lors d'un congrès d'investisseurs en 2018, a été entièrement sorti de son contexte, puisqu'il se référait aux dysfonctionnements occasionnées par les technologies et la fintech.

Bras de fer médiatique

La banque prend ainsi position dans l'escarmouche médiatique qui oppose son ambassadeur tennistique Roger Federer à la jeune activiste pro-climat Greta Thunberg. L'adolescente suédoise avait partagé un tweet du groupe «350.org» critique à l'endroit de la star bâloise en raison de ses liens avec Credit Suisse, dénoncé pour le financement de centrales à charbon et autres énergies fossiles.

L'icône du tennis mondial, dont l'image est associée à celle de la banque depuis 2009, s'était fendu d'un communiqué où il soulignait «prendre très au sérieux les impacts et la menace du changement climatique, d'autant plus que ma famille et moi arrivons en Australie au milieu des ravages causés par les feux de forêts».

Responsabilité 

«J'apprécie les rappels concernant ma responsabilité en tant que particulier, en tant qu'athlète et en tant qu'entrepreneur, et je m'engage à utiliser cette position privilégiée pour dialoguer sur des questions importantes avec mes sponsors», avait-il ajouté. Il a par ailleurs annoncé son intention de faire un don en faveur des sinistrés des incendies qui ravagent l'Australie.


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La semaine dernière, un groupe d'activistes du climat est passé devant la justice à Lausanne. Ces membres de Lausanne Action Climat sont notamment accusés de violation de domicile et de manifestation sans autorisation. En novembre 2018, ils avaient fait irruption dans les locaux de Credit Suisse à Lausanne grimés en tennismen, afin d'interpeller Roger Federer.

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