Tidjane Thiam devait s’y attendre. Les questions, lors de la conférence de presse mercredi matin sur les résultats de Credit Suisse au troisième trimestre, ont essentiellement tourné autour de son rôle dans l’affaire de la filature ratée d’Iqbal Khan. Absent lors de la présentation des conclusions de l’enquête interne, le 1er octobre dernier, le directeur général de la banque s’est exprimé publiquement à ce sujet pour la première fois. Il a affirmé qu’il n’était pas au courant de la surveillance de l’ancien directeur de la gestion de fortune de la banque, désormais employé par UBS.

«Les responsables de cette surveillance pensaient agir pour le bien de l’entreprise», a-t-il souligné, excluant toute démission de sa part. Deux hauts cadres, Pierre-Olivier Bouée, directeur des opérations, et Remo Boccali, le chef de la sécurité, ont quitté la banque suite à cette affaire. Tidjane Thiam a également remercié les employés de la banque et les clients pour leur fidélité et leur confiance. Préférant se concentrer sur les performances de Credit Suisse, Tidjane Thiam a rappelé que des investigations étaient encore en cours et qu’il ne souhaitait pas faire plus de commentaires.