Dans l'affaire des filatures chez Credit Suisse, la Finma va s'intéresser aux «violations du droit de la surveillance dans le contexte des activités de filature et de sécurité de la banque», indique-t-elle mercredi.

Le groupe bancaire fait l'objet d'une enquête de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) depuis décembre dernier, des investigations qui sont désormais arrivées à leur terme, précise le communiqué. Un auditeur, le cabinet Quinn Emanuel, avait été choisi par le régulateur pour faire la lumière sur ce scandale.

L'affaire avait éclaté en septembre 2019, avec la révélation de la filature du banquier star Iqbal Khan, passé depuis au concurrent UBS, où il codirige la gestion de fortune, qui avait terminé en course-poursuite dans les rues de Zurich.

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La banque aux deux voiles avait également fait surveiller l'ancien directeur des ressources humaines et membre de la direction Peter Goerke, apprenait-on fin décembre. Le directeur général (CEO) de l'époque, Tidjane Thiam, avait été éclaboussé par ce scandale.

Finma muette durant la procédure 

La Finma précise qu'elle restera muette durant toute la durée de la procédure sur son contenu ou le moment de sa clôture. Les conclusions seront rendues publiques.

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Dans une prise de position écrite, le numéro deux bancaire helvétique «prend note» de la décision de la Finma et assure de sa pleine coopération. Le géant bancaire s'était jusqu'ici opposé au gendarme financier, contestant l'auditeur choisi, dont il remettait en cause l'indépendance. Il a saisi en mai le Tribunal Fédéral pour obtenir gain de cause.