Plus de 4 millions d’emplois ont été notamment détruits dès le second trimestre 2008 jusqu’à la mi-2009, souligne la Commission, dans un rapport publié lundi. Les hommes, les jeunes, les moins qualifiés et les travailleurs temporaires ont été les plus durement touchés par la contraction de l’emploi.

Alors que, depuis 2000, le taux d’emploi avait progressé de 4 points pour s’établir à 65,9% en 2008 (les taux d’emploi des femmes et des travailleurs âgés augmentant à 59,1% et 45,6% respectivement), «la récession économique actuelle devrait largement effacer cette croissance», selon Bruxelles.

L’effet sur le marché du travail a été limité dans un premier temps, car le chômage réagit toujours avec un temps de retard sur l’évolution de l’activité. Mais les répercussions négatives sont manifestes ces derniers trimestres et le chômage pourrait franchir le seuil des 10% d’ici à 2010, souligne le rapport.

Le recours à la réduction du temps de travail ou au chômage partiel temporaire ont permis d’amortir quelque peu le choc.

Emplois verts

Mais ces mesures immédiates «n’assureront pas, à elles seules, une sortie de crise réussie» et «les politiques de l’emploi doivent préparer la transition vers une économie à faibles émissions de carbone», en favorisant l’évolution des qualifications en ce sens, ajoute-t-il.

Selon la Commission, les efforts accomplis par l’UE vers une économie compétitive et à faibles émissions de carbone vont sensiblement dynamiser le marché du travail.

La création totale nette d’emplois «devrait être limitée, car la création de nouveaux emplois verts et l’écologisation des postes existants seront partiellement compensées par la perte de certains emplois actuels», selon Bruxelles.

Mais cette transformation structurelle du marché du travail devrait s’accompagner de la création de nouveaux emplois et d’un redéploiement des travailleurs, explique la Commission.