En novembre dernier au G20 de Cannes, devant les photographes, les chefs d’Etat des BRIC étaient tout sourire. En coulisses, ou pendant leur conférence, Brésil, Russie, Inde et Chine ont en revanche laissé voir leur impatience face aux Européens. Et les ont pressés de résoudre leur crise, qui paralysait l’agenda du G20.

Déclenchée fin 2009 en Grèce, la crise de la dette européenne contamine la croissance mondiale et le système financier international. Ce jeudi s’ouvre à Bruxelles le 12e sommet européen en deux ans, une nouvelle fois présenté comme «crucial». Sur la table: un projet franco-allemand de rigueur budgétaire renforcée.

Cette austérité budgétaire produit un autre effet pour ces grands pays émergents. Hier, la Commission européenne a annoncé la fin de son aide au développement pour plusieurs d’entre eux. Une mesure qui intervient alors que les BRIC, au contraire, sont prêts à soutenir financièrement l’Europe, dès qu’elle aura mis de l’ordre dans sa gouvernance économique.