Le nettoyage des bâtiments peut nuire à l'environnement comme à la santé. Car, même si les eaux usées sont traitées en station d'épuration, toutes les substances ne sont pas biodégradables. Elles se retrouvent alors sous forme de micropolluants dans les cours d'eau et les lacs. Pour aider les utilisateurs à mieux contrôler la composition de leurs produits de nettoyage, la Communauté d'intérêt écologie et marchés (CIEM), une association de collectivités publiques qui gèrent des appels d'offres, a édicté des critères visant les composants problématiques. Un des buts principaux de cette association est de promouvoir des achats publics écologiques.

Biodégradabilité

Le CIEM a également dressé une liste de produits adaptés, possédant une bonne biodégradabilité*. Les collectivités publiques, les entreprises de nettoyage et les entreprises assurant elles-mêmes le nettoyage de leurs bâtiments peuvent choisir dans ce catalogue. «Il ne s'agit pas d'un label, mais de recommandations, précise Sébastien Piguet. A l'origine, nous avons élaboré cette liste à l'usage des soumissionnaires, mais nous serions très heureux que les régies et propriétaires privés s'en inspirent également. Pour que les choses évoluent, nous avons besoin de toutes les volontés.»

Les substances à éviter sont notamment les hydrocarbures aromatiques, les phosphates ou les nitromuscs. La liste est encore longue. En outre, la CIEM a publié un manuel intitulé Nettoyage des bâtiments économique et respectueux de l'environnement*, présentant des mesures simples pour diminuer l'impact du nettoyage. Par exemple: doser correctement les produits, adapter les fréquences de nettoyage aux besoins et utiliser des méthodes qui limitent fortement le recours aux produits nettoyants. «Certes, les stations d'épuration seront encore améliorées, mais ces installations ont un coût élevé, poursuit Sébastien Piguet. Si les utilisateurs peuvent agir en amont, ce sera déjà cela de gagné.»

*www.ciem.ch