Swiss Life se porte si bien que les critiques des assureurs à l’égard des conditions-cadres du 2e pilier semblent injustifiées. La croissance du groupe (+8%) dans cette branche résulte non pas de ces conditions, mais de l’attrait du système d’assurance complète auprès des PME. Nombre d’entre elles préfèrent se concentrer sur leur activité industrielle plutôt que de prendre des risques financiers et de tenter de maîtriser l’inflation réglementaire. Avec la hausse des marchés, leur degré de couverture dépasse les 100%. Le passage d’une caisse autonome au système prôné par les assureurs est enfin possible. Mais les conditions-cadres n’en sont pas moins irréalistes. Trop de décisions résultent d’un choix étatique (taux de conversion, taux minimum, directives de placement).