De juillet à septembre, le Produit intérieur brut (PIB) américain a crû de 3,5%, en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières, contre 1,4% au deuxième trimestre. 

Les analystes prévoyaient une expansion légèrement plus modérée de 3,3%, après une précédente estimation officielle de 3,2% publiée il y a un mois.

Après un premier trimestre poussif, la première puissance économique mondiale renoue ainsi avec sa plus forte expansion depuis le troisième trimestre 2014.

Traditionnel moteur de la croissance américaine, la consommation des ménages a continué de jouer son rôle en restant robuste et en progressant de 3% entre juillet à septembre même si elle a ralenti sa course par rapport aux 4,3% recensés au deuxième trimestre.

L'indice a été également soutenu par un bond des exportations américaines de 10%, leur plus forte poussée depuis trois ans, contre seulement +1,8% au trimestre précédent. Les ventes de marchandises à l'étranger ont notamment flambé de 14,4%.

Dans le même temps, les importations, qui pèsent sur le PIB, n'ont progressé que de 2,2%, selon les données du ministère.

Raffermissement

Autre point positif, l'investissement des entreprises qui était dans le rouge pendant de longs mois a poursuivi son lent rétablissement en progressant de 1,4%, notamment dans les structures (locaux professionnels...) qui ont bondi de 12% après avoir reculé de 2,1% au trimestre précédent.

Le marché de l'immobilier résidentiel a, lui, continué d'évoluer dans le rouge mais a ralenti sa chute (-4,1% contre -7,7% au trimestre précédent).

L'Etat fédéral a lui aussi soutenu l'activité américaine en augmentant ses dépenses de 2,4% après deux trimestre consécutifs dans le rouge.

Le raffermissement de l'économie américaine semble en tout cas donner raison à la banque centrale qui a décidé en décembre de relever de nouveau ses taux directeurs d'un quart de point au vu de l'amélioration de la conjoncture.